Babyfaces

Babyfaces Marie Desplechin
 

Résumé : Nejma, elle est grosse, pas sympa, méchante et mal fagotée. C’est ce qu’en pensent ses camarades de CM2. Elle n’a pas trop la cote non plus auprès de ses maîtres et de Mme Léglise, la directrice de l’école. Heureusement, elle peut compter sur ses amis Freddy et Isidore, deux garçons sympathiques qui vont la tirer d’un bien mauvais pas.

 

Mon avis :  la couverture porte en elle la promesse d’une histoire où il ne serait question que de catch et rien que de catch. Or non ! Enfin, oui un peu quand même mais le thème du catch n’est qu’un prétexte pour aborder d’autres sujets plus profonds comme la discrimination et la tyrannie des apparences mais aussi le mal-être et l’importance de l’amitié.

Ce roman pointe du doigt le petit monde cruel des enfants dans la cour de récréation : leurs jeux dangereux – ici le catch – et l’injustice dont certains font les frais comme Nejma parce qu’elle est différente. Elle devient malheureusement une coupable idéale pour ses camarades – qu’on a carrément envie de traiter d’idiots ! – Personne ne l’aime alors c’est elle que l’on accusera d’avoir tabassé Jonathan.

Plusieurs personnages sortent du lot.

En premier lieu Nejma : sous ses airs de « dure à cuire », elle est pleine de fêlures, de sensibilité et de talents – sportifs -. Apprendre à connaître l’autre au-delà de ses apparences, voilà l’idée.

Ensuite Freddy et Isidore qui incarnent l’amitié avec un grand A, sincère, importante, idéale. Ce Freddy – le narrateur – est tout simplement inimitable : il nous raconte toutes ces tranches de vie avec humour et sincérité.

Cette histoire est destinée à un jeune public à partir de neuf ans. Un livre très facile à lire, probablement à deux voix pour expliquer et mettre en mots toute la palette de thèmes qu’offre ce roman. A savoir que ce livre existe aussi en version audio, ça peut être sympa !

 

Quelques citations pour la route :

« Elle avait une jolie figure […] Mais personne n’avait jamais la patience de la regarder suffisamment pour s’en apercevoir. »

« Tu n’es pas grosse. Tu es puissante. »

« Nejma était peut-être paresseuse, mais elle était plus encore orgueilleuse. C’était l’orgueil qui la gardait du mensonge. C’est ce que j’aurais dit, moi […] Mais voilà il est rare que les gens posent les bonnes questions ».

Titre : Babyfaces
Auteur : Marie Desplechin
Editeur : Neuf l’école des loisirs / 2010
138 pages
Thèmes : Catch / Amitié / Mal-être / Méchanceté / Enfant
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