Quand j’étais soldate

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Valérie vit à Beer-Sheva, une ville située au sud de l’Israël. Cela fait cinq ans que ses parents s’y sont installés – Valérie est d’origine juive et elle est née  à Nice –  et elle s’est adaptée à cette nouvelle culture. Elle s’apprête à passer son bac mais surtout, elle va bientôt intégrer une base militaire. Car en Israël, toutes les jeunes filles donnent deux années de leur vie au pays, une sorte de service militaire pour se familiariser avec les techniques de l’armée israélienne. Valérie consigne dans un carnet tous les évènements marquants de sa nouvelle vie de soldate, loin de sa famille, de son groupe d’amis et de Jean-David, son ex-amoureux qu’elle souhaite reconquérir. L’auteure nous livre son témoignage car c’est un moment marquant de l’histoire de sa vie qu’elle nous raconte là.

 

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J’ai beaucoup aimé ce témoignage qui nous plonge au cœur d’une réalité méconnue dans notre culture occidentale : le quotidien d’une apprentie soldate israélienne. 

Ce témoignage est précis, méticuleux – les corvées, les gardes, les missions – et plein de vitalité. En effet, je trouve le rythme du récit excellent car l’auteure mêle tour à tour la description de son quotidien à la base, le retour dans sa famille, ses escapades à Jérusalem… Je n’ai donc trouvé aucune longueur ni aucun temps mort.

Valérie Zenatti nous fait pénétrer dans l’envers du décor – ou les coulisses du service militaire -. Mais c’est surtout l’occasion pour cette jeune fille de poser son regard critique et nuancé sur sa fragile patrie d’adoption. Nombreuses sont les références aux douloureux évènements du passé – les guerres, les violences faites aux juifs, les relations avec les Palestiniens -. « Pauvreté, tristesse, haine. Je vois tout ça sur les rares visages qui se tournent vers le bus rouge et blanc. […] Mais les pierres pleuvent sur nous à présent. […] Tout le monde est à terre dans le bus ».

Mais ce que je retiens surtout de cet ouvrage, c’est le désir – presque naïf – de paix, d’entente et d’ouverture dont Valérie fait preuve à l’égard des Palestiniens. Elle ne se contente pas de subir son sort d’apprentie soldate, elle réfléchit, essaye de prendre du recul et se rend compte à quel point les conflits passés et présents peuvent êtres absurdes, dramatiques et porteurs de souffrances. L’épisode de sa rencontre avec la dame du bus en est un criant exemple. « Pourquoi moi j’ai vécu, alors qu’ils sont tous morts ? Il n’y a pas de réponse ».

L’auteure nous offre une belle leçon de tolérance. « Moi je suis prise d’une passion pour les deux villes. Je ne me lasse pas des pierres de Jérusalem, de la lumière qui explose sur elle, des odeurs, des visages, des religions juives, chrétienne, musulmane qui ont façonné les rues ».

Un beau témoignage que je vous conseille vivement !

 

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