La première chose qu’on regarde

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Arthur Dreyfuss vit dans un coin paumé de France, seul dans sa petit maison et tout occupé à son travail de garagiste. Alors qu’il est tranquillement en train de regarder un épisode des Soprano –  en caleçon schtroumpfs et marcel – quelqu’un frappe à sa porte. Il ouvre et… Scarlett Johansson est là, devant ses yeux. Le fantasme absolu d’Arthur se tient debout face à lui. Totalement bouleversé, il laisse tout de même entrer la créature. Au fil des heures, ils apprennent à se connaître et Arthur découvre peu à peu toutes les fêlures de cette beauté blonde qui n’est peut-être pas celle qu’il croyait…

 

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C’est un magnifique roman d’amour qui de prime abord n’a l’air de rien mais il cache en réalité une variété de thématiques particulièrement intéressantes : la dictature de l’apparence, le poids d’une enfance douloureuse, l’abandon, le désamour, le désir de l’autre et surtout l’Amour ou plutôt la naissance d’un Amour vrai et pur.

Ce livre, c’est comme une partition composée par un artiste virtuose.

L’auteur y a d’abord mis des « mezzo-piano », des moments où les émotions sont douces, belles, enveloppantes : la rencontre entre Arthur et Scarlett, leurs confidences, leur première nuit, leurs mots d’amour… Ce sont de vrais moments de poésie. « Ce sourire rapprocha leurs cœurs et leurs peurs et les éloigna pour un instant de tout ce qu’ils avaient perdu… l’amour est le seul moyen de ne pas devenir assassin».

Puis, dans cette partition, il existe des moments plus bruts, douloureux, cruels :  la mère d’Arthur bascule dans la folie et sombre inéluctablement ; les enfances gâchées, perdues d’Arthur et de Scarlett (avec une histoire de fillette dévorée par un chien…). Et cette dictature des apparences, cette «première chose qu’on regarde» et qui n’est pas la VRAIE chose, celle qu’on porte au fond de soi et qui s’appelle l’âme. C’est la recherche éperdue de soi et le besoin d’être aimé pour ce que l’on est. « Le grand bal des apparences. S’ils savaient. La vie de celle […] était un chapelet de verrues».

Enfin, le ton et le style Delacourt ne ressemblent à aucun autre. Ici les descriptions et les dialogues se mêlent sans tirets ni guillemets, les apartés cinématographiques, musicaux (Olafur Arnalds que j’adore est cité !), people, poétiques (Jean Follain) sont nombreux et pourraient gêner la lecture. J’ai trouvé cela un brin désinvolte, rafraîchissant, enrichissant (avec un côté Wikipédia, mais rien de grave…).

Un livre qui me donne bien envie d’en découvrir d’autres du même auteur !

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4 p'tits mots sur “La première chose qu’on regarde

  1. J’en ai entendu parler, ton avis donne envie de le lire, mais il ne m’attire pas. Il y a un truc, je ne sais pas trop. Peut-être me laisserai-je tenter, un jour, qui sait ?

  2. Aude on 8 novembre 2013 at a dit

    Coucou Elé ! C’est un livre que l’on déteste ou que l’on adore… les avis sont réellement très partagés sur la blogosphère. A toi de voir 😉 Bises

  3. J’ai adoré la liste de mes envies. Je vais lire celui-là : vous m’en donnez l’envie. Merci et bon dimanche.

  4. Aude on 11 novembre 2013 at a dit

    Merci et bonne lecture !

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