De toutes nos forces

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Ce film, c’est d’abord un décor sublime : écrin de verdure, Alpes blanches et ciselées, cascade immense et inattendue, chalet douillet… Apaisante et rafraîchissante nature.

C’est surtout Julien, 18 ans, prisonnier de son fauteuil roulant depuis toujours, coincé entre une mère ultra-protectrice et un père démissionnaire qui le regarde à peine. Un père qui aurait tant voulu un fils valide et sportif… Tensions familiales, non-dits, rage et ténacité de la mère, douceur et soutien de la sœur, solidarité et optimisme des copains handicapés.

Et soudain une idée, l’idée de Julien qui va peu à peu recréer le lien rompu entre lui et son père. L’envie rageuse du fils de se montrer à la hauteur d’un objectif qui semble à priori inatteignable : Julien veut absolument concourir à l’Ironman de Nice avec son père. C’est un vrai parcours du combattant qui les attend, celui de l’exploit sportif à (re)conquérir et surtout celui de la complicité et de l’amour à (re)trouver.

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De toutes nos forces est un merveilleux film qui ose le handicap, les corps amaigris, tordus, difformes… rien n’est caché, tout est montré mais avec pudeur, naturel et vérité.

Ce film ose surtout nous montrer une famille à la reconquête de sa propre union perdue dans les méandres d’une communication rompue depuis trop longtemps. Le handicap en a disloqué ses membres et la souffrance s’est installée. Le ton est juste, incisif. Alexandra Lamy est parfaite en mère-courage, Jacques Gamblin plus vrai que nature en père « absent » puis en sportif renaissant. La performance de Fabien Héraud qui campe le rôle de Julien est fabuleuse : c’est un être solaire qui illumine le film de bout en bout. J’ai beaucoup aimé Sophie de Fürst qui joue le rôle de la sœur de Julien : elle est d’un naturel désarmant. Étonnant aussi cet Alexandre Ribeiro qui joue le copain d’Alexandre. Tous ces acteurs sont d’une belle justesse.

Je retiens la rage, la ténacité, l’optimisme, cet esprit guerrier qui fait aller de l’avant malgré les difficultés. Celui qui permet de se dépasser, d’aller au bout de soi-même. La victoire est anecdotique car c’est tout le chemin parcouru qui compte. Ce chemin sur lequel père et fils se retrouvent et réapprennent à s’aimer. Voilà une belle leçon donnée aux valides. Certains trouveront sans nul doute un concentré de bons sentiments et une fin courue d’avance, qu’importe. Ce film donne envie d’aller de l’avant de toutes nos forces. Et c’est ce qui compte.

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bonasavoir

J’ai adoré la BO dont vous pouvez écouter des extraits ici.

→ Si vous souhaitez voir la bande d’annonce, c’est .

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