L’odalisque et l’éléphant

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La petite Leila grandit au milieu des Vizirs, des danseuses du ventre et des froissements de soie. Enfermée dans le palais du Sultan, Leila est une jeune odalisque qui doit se plier aux règles du palais et maîtriser les codes et les arts du langage et du corps. Seulement voilà : elle n’est pas comme les autres ; elle pense, réfléchit et n’a pas la langue dans sa poche. Le Sultan tombe follement amoureux d’elle. Mais Leila n’entend pas céder aux sirènes de cet être égoïste et borné. Pourtant, son cœur va être submergé par des émotions inédites et hors du commun provoquées par Hati… un éléphant blanc…

 

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L’auteure nous plonge dans un fabuleux décor digne des plus beaux contes orientaux… agrémentés d’une bonne sauce de modernité ! Je m’explique : palais, jardins exotiques, loukoums, hammam, babouche… tout y est sauf que Pauline Alphen y ajoute son grain de sel et tout son humour. Aux détours de paragraphes surgissent des paroles de M. Polnareff ou de C. Maé (si, si !), des mots de Brassens et Brel ou bien encore les Beatles, Voltaire, Goscinny s’invitent de ci de là. C’est fort bien trouvé et nos zygomatiques apprécient !

La poésie qui se dégage de ce livre est également remarquable. L’auteure fait sonner les mots comme personne et a cette faculté de transformer une phrase en une mélodie unique, belle à lire et à entendre. Ce sont les choix des mots, leurs associations, cet univers onirique dans lequel elle nous embarque qui produisent ce si bel effet.

Quant à Leila, l’héroïne de ce conte, comment ne pas s’attacher à elle ! J’ai adoré son caractère affirmé (un poil effronté) et son insatiable appétit de lectures. Elle grandit et essaie de comprendre ce drôle de monde dans lequel elle vit. Elle tente de mettre des mots sur toutes les émotions qui l’envahissent… car Leila est amoureuse de Hati, un éléphant blanc.

C’est bien l’Amour avec un grand A qui est au cœur de ce livre : fil rouge, fil conducteur – appelez ça comme vous voulez – l’Amour tisse sa toile tout au long de l’histoire et bouscule nos personnages. En résumé, le Sultan aime Leila qui aime Hati. Des histoires d’Amour impossibles en somme – tout du moins fort compliquées – Voilà, vous êtes prévenus…

J’ajoute que ce livre est un précieux bijou : couverture cartonnée, page de garde dorée et des illustrations… oh la la, comment les qualifier ? Sublimissimes – j’exagère à peine -. Elles sont juste à couper le souffle tant elles sont délicates, pareilles à des enluminures. Vous pouvez les apprécier chez Lylou, ma partenaire ici. Chapeau bas à Charlotte Gastaut, l’illustratrice.

Cet ouvrage est un vrai coup de cœur et je suis heureuse qu’il ait pris place dans ma bibliothèque. Il fait partie de ces livres, rares et précieux, à offrir ou à s’offrir, à lire et à relire (jeux de mots obligent !).

Grand merci à Hachette pour cette découverte !

→ Mes passages préférés :

« Maîtresse, pourquoi devrais-je baisser les yeux comme une gazelle à la noix devant chaque homme quel que soit son âge […] Je ne vois vraiment pas l’intérêt de passer sa vie à regarder par terre alors que ce qui se passe dans le ciel est tellement plus intéressant. »

« Grandir sans piétiner l’enfance est un exercice délicat. Il exige de la concentration, de la discipline, une dose adéquate de distraction et de fantaisie, une bonne pincée de rire et de jeu, un zeste de révolte et la muette fluidité des rêves. »

« Dans le passé de l’âge et du moment, le temps était bien plus jeune. Ce n’était pas encore ce temps que nous connaissons, qui urge, rugit et ne s’étonne de rien. Il manifestait alors une certaine tendance à la distraction et un goût certain pour le chaos. […] C’était un temps un tantinet irresponsable. Et beaucoup plus marrant. »

→ En savoir plus sur l’auteure, Pauline Alphen :

Pauline Alphen

Ici son blog

 

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