L’enfant papillon

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XXIIème siècle, an 97 après la Grande Épidémie. La Cité a été frappée par un virus mortel et depuis, les habitants vivent emmurés pour endiguer le fléau. C’est l’armée qui contrôle toutes les informations destinées aux habitants via le seul journal disponible  : le « Citizen Voice ». Maïa, 17 ans a toujours connu la vie à l’intérieur des murs mais là, elle commence sérieusement à étouffer. Tout comme son père maintenant décédé, Maïa s’est engagée dans l’Armée. Elle sent que l’Armée ment au sujet de ce qu’il se passe à l’extérieur des murs. Avec son ami et mentor Dimitri, elle mène des recherches clandestinement mais ce dernier se fait arrêter pour trahison. Pour Maïa, il est à présent urgent de retrouver la trace de « l’Enfant Papillon », cette mystérieuse personne qui aurait été le seul habitant à avoir franchi les murs de La Cité. Le compte à rebours a commencé…

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Passionnant… du début à la fin ! Ce roman est un gros coup de cœur !

◊ Une histoire sombre mais forte ◊

L’auteure choisit de planter le décor dans les rangs de l’armée et dans un ghetto. D’un côté, un univers strict, codé, soumis à l’obéissance et de l’autre, un monde dépravé, libertaire et sans lois. Opposés en apparence, ces univers parallèles présentent pourtant de nombreux points communs : la violence, l’enfermement, la peur, la mort…

Je ne vous cache pas que c’est un roman sombre où la loi du plus fort règne en maître. Bagarres, meurtres, sang qui gicle, armes à profusion… âmes sensibles s’abstenir !

Et si l’on ajoute à cela le sentiment d’enfermement que vit Maïa l’héroïne, cette histoire pourrait sembler bien déprimante et pourtant… au milieu de cet enfer, une lumière jaillit. Cet espoir, c’est « L’enfant papillon », la quête de Maïa, ce pourquoi elle se bat et vit. Elle veut à tout prix retrouver cette personne qui a réussi à franchir les murs de la Cité.

Ces passages évoquant cet « Enfant Papillon » sont de vrais instants de poésie, comme une intense vague de douceur salvatrice. Ces moments sont lumineux et le temps s’arrête, suspendu… c’est magique !

◊ Un suspense intense et du rythme ! ◊

Je ne me suis pas ennuyée une seconde, tournant frénétiquement les pages pour découvrir les chapitres suivants. Il faut dire que les procédés employés sont excellents : un compte à rebours est indiqué à chaque début de chapitre (J-34, J-33…), marquant un vrai tempo.

L’auteure distille ça et là d’incroyables rebondissements. Jusqu’à la dernière minute, j’ai été tenue en haleine me demandant si oui ou non Maïa réussirait à trouver cet « Enfant Papillon » et à s’échapper de cette ville oppressante. En outre, je trouve presque parfait l’équilibre entre descriptions, dialogues et actions.

◊ Un roman très travaillé ◊

Les personnages sont particulièrement travaillés. Ils ont une véritable épaisseur psychologique notamment Maïa qui oscille entre colère et doutes mais qui va évoluer et mûrir tout au long du récit. Son regard change par rapport à ce qu’on lui a inculqué quand elle était petite. Elle va faire preuve d’une véritable ouverture d’esprit.

J’ai particulièrement aimé Zéphyr et Nathanaël. Ce sont deux hommes forts, courageux et pourtant ils font figure d’anti-héros avec toutes leurs failles et leurs faiblesses. L’humanité de Nathanaël se heurte à la dureté de Zéphyr-Le tueur mais ces deux là sont malgré tout comme les doigts de la main. C’est bien trouvé et amené.

La mode est à la dystopie mais celle-ci vaut vraiment le coup ! L’écriture fait mouche, le suspense est intense et l’histoire, intelligemment menée.

Cette lecture s’adresse aux adolescents à partir de 14/15 ans. A noter quelques passages un peu violents.

→ Mes passages préférés :

« Elle avait fait de sa quête de liberté une raison de vivre. Et Dimitri avait marché à ses côtés sans faillir, jusqu’à se faire arrêter pour elle ».

« J’ai longtemps imputé ce phénomène à une raison simple : notre intelligence. L’éducation que nous avons reçue nous différencie du reste de la population, apathique et soumise. Nous avons conscience des possibilités de changement et nous voulons les saisir. Au nom de tous ceux qui ne savent pas ».

« Il est parti chrysalide, dans le silence léger d’une nuit de printemps. Sa révolte créait un halo autour de ses frêles épaules : je l’ai regardé s’éloigner en songeant que je ne le reverrai plus. Le désert l’avait englouti, et il ne recrache jamais ses proies… Mais cet enfant est touché par la grâce ».

→ En savoir plus sur l’auteure, Gabrielle Massat :

Gabrielle Massat, l'auteure

Gabrielle Massat

« Gabrielle Massat est née en 1991 à Toulouse, où elle sévit toujours en tant que masseur-kinésithérapeute. Quand elle n’est pas occupée à martyriser ses patients, elle dessine, elle s’occupe de son troupeau de bêtes féroces (des chats, des chevaux et un pied de basilic) et bien sûr, elle écrit… » (Source Hachette).

Merci aux éditions

Editions Hachette JeunesseLecture Academy

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2 p'tits mots sur “L’enfant papillon

  1. Celui-ci aussi a l’air très très top ! J’ai du mal à résister dès qu’il y a de la dystopie dans l’air mais quand en plus je tombe sur une de tes chroniques enthousiastes, je sais que je ne peux pas me tromper… Aie aie aie, le budget livre va encore chauffer ce mois-ci ;))

  2. Ma Cabane à livres on 29 mars 2015 at a dit

    C’est un de mes préférés ! Il change des autres, vraiment ! Si seulement on pouvait s’échanger nos livres en vrai, ce serait top 😉 Faudrait habiter à côté en fait et là… on passerait des heures à papoter bouquins, voyages… Plein de gros bisous et je m’en vais faire un tour sur ton blog qui me fait tant de bien ♥♥♥

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