Sansonnets, un cygne à l’envers

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Voici cent sonnets, cent poèmes, cent façons de rendre hommage à notre langue française, de la découdre puis de la recoudre en faisant rimer les mots. Ces sonnets parlent tour à tour de nature, de musique, d’amour, de  télévision, de Verlaine et Rimbaud sans oublier Flaubert et nous font sourire, rire, danser, virevolter… Une ode à la beauté des mots.

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◊ Ça rime, ça swingue, ça sonne ! ◊

Pierre Thiry  est un amoureux de la langue française, un vrai de vrai ! Je m’en étais rendu compte dans ses précédents ouvrages (Le Mystère du Pont Gustave-Flaubert, Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-Les-Mines, Ramsès au pays des points-virgules).

Ici, il manie les mots, les sons, les syllabes avec une impressionnante dextérité. Tout en respectant la forme du sonnet – avec certaines libertés – il nous livre un exercice poétique hyper original et très inspiré. Malgré la structure imposée du sonnet, ça ne manque pas de folie, d’idées décalées, de chutes inattendues. C’est ce que j’ai particulièrement aimé : cette façon de jouer avec les lettres, les mots et de distiller tout au long de ces cent sonnets un vrai brin de folie. Cela fait un bien fou ! Derrière cette rythmique et ce tempo donnés aux mots, je reconnais bien là le musicien, l’amoureux des notes, le mélomane averti.

◊ Des préoccupations très contemporaines ◊

Derrière cette apparente légèreté fantasque, il est question de progrès technologiques « Innovation », « Ah! la télé », d’amour qui espère ou attend « Complainte », de musique « Arrêtons », « Commençons », d’inspiration… surtout d’inspiration. Il s’agit du fil rouge de ce livre : Pierre Thiry couche sur le papier son attachement à cette précieuse langue française en nous parlant de « Préface commode », de « Thèse-Antithèse-Sainte Aise », de « J’écris », « Tu vas aligner les chapitres ». Il s’interroge sur le sens de son labeur : « Sonnet pour la postérité », « Œuvre d’art ? », « C’est peut-être poétique ? ». Il glisse enfin de très nombreux clins d’œil à ses auteurs préférés (Gustave Flaubert, Maupassant) sans oublier Verlaine et Rimbaud. Tout cela est une invitation à lire mais aussi à composer ses propres vers. Why not ?

Quel savant fantaisiste ce Pierre Thiry ! Si vous ne connaissez pas encore son univers plein de malice, je vous invite à le découvrir sans plus tarder ! Ces cent sonnets vous toucheront sûrement, que vous ayez 7 ou 107 ans !

Merci infiniment cher Pierre pour cette belle découverte,  pour votre lettre et la chouette dédicace !

→ Mes sonnets  préférés :

« Arsène Lupin c’est un sacré bricoleur / Le type des gens tellement cabrioleurs, / Le corps souple et le bras puissant, une lueur / Originale anime son regard quand l’heure / Arrive où la porte d’entrée laisse surgir/ Lionne élégante au charme envoûtant, sans mugir / La Comtesse de Cagliostro, belle à l’ire / Outrancière au charme impérieux qui fait pâlir… / Bon sang ! s’écrie Lupin cette femme est fatale ! / Il sort alors dans la nuit armé d’un fanal / Puis enfourchant son vélocipède il dévale / Bizarre ombre grise une colline normande. / Il s’enfuit pour fuir la comtesse aux yeux amande / Perdant son téléphone au milieu de la lande» (n°97).

« Sous les cieux industriels où la flamme luit / Au brouillardeux bourg que les averses essuient / Tu as surgi, splendide sans ton parapluie, / Ton pays, superbe étrangère, était celui / Qui longtemps m’est paru étrange, intraduisible, / Lointain, fabuleux, je l’imaginais terrible / Parmi les bruits sourds de ses combats horribles. / Par ta voix, il devient poétique et lisible……» (n°79).

→ En savoir plus sur l’auteur, Pierre Thiry :

L'auteur : Pierre Thiry

Pierre Thiry

« Pierre Thiry ne peut pas s’empêcher d’écrire. Il anime régulièrement des ateliers d’écriture. Il est titulaire d’un Master en Sciences Humaines et Sociales et d’une maîtrise en droit. Il s’est formé à l’animation d’ateliers d’écriture auprès du CICLOP (Centre Interculturel de Communication, Langues et Orientation Pédagogique – Paris). Il a été administrateur du Centre d’Art et d’Essai de Mont-Saint-Aignan, vendeur de disques, étudiant en droit, élève de violoncelle au conservatoire de Rouen, etc. » (extrait du site de Pierre Thiry).

► Retrouver Pierre Thiry au salon du livre de Paris le 22 mars 2015 http://charles-hockolmess.e-monsite.com/pages/salon-du-livre-de-paris-2015.html

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3 p'tits mots sur “Sansonnets, un cygne à l’envers

  1. Ta critique n’a rien enviée à la mienne!
    Le deuxième poème que tu as choisi m’a marqué aussi mais mon préféré est sans nul doute Ophélie.
    Celui sur Arsène Lupin m’a replongé dans quelques souvenirs du temps où je dévorais les livres de Maurice Leblanc, la belle époque!

    Merci d’être passée sur mon blog et d’avoir laissée ce très gentil commentaire!

  2. Ma Cabane à livres on 29 mars 2015 at a dit

    Coucou Amandine 🙂 J’ai vraiment adoré ta chronique hyper originale! Il est fort ce Pierre hein? Et c’est avec plaisir que je viendrai visiter ton blog. A bientôt !

  3. Voilà qui donne envie de revenir au genre ! Merci !
    Tamara
    plumeetratures.blogspot.co

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