Une petite chose sans importance

Sacha est un adolescent de 13 ans qui partage les missions humanitaires de sa mère, médecin pour une ONG. Sacha est déscolarisé par choix car le regard et l’attitude des autres à son égard sont devenues impossibles. En effet, Sacha souffre du syndrome d’Asperger. C’est un enfant différent qui voit le monde de façon très sensible et décalée. Il peut dire ce qu’il pense vraiment sans comprendre que cela peut blesser. Sacha va vivre une aventure aussi dangereuse qu’inoubliable auprès de Destinée, son amie et confidente. Il a suivi sa mère en République Démocratique du Congo et dans cette ambiance africaine si particulière, il va réellement risquer sa vie et se heurter à ses plus grandes angoisses.

Quel beau roman ! J’ai vraiment apprécié cette lecture de bout en bout !

D’abord parce que l’auteur met en lumière un thème peu courant en littérature de jeunesse : l’autisme et plus particulièrement le syndrome d’Asperger. Ce qui est d’autant plus intéressant, c’est le point de vue de la narration. C’est Sacha, le héros atteint d’autisme qui narre son histoire et ses aventures africaines auprès de sa mère. Le lecteur est ainsi au plus près des sentiments et des émotions de ce garçon si particulier et tellement attachant. On se rend compte à quel point Sacha est esclave de ses angoisses et de ses « tocs ». C’est une excellente façon de comprendre et de prendre la mesure du syndrome d’Asperger.

Ensuite, j’ai trouvé l’histoire rythmée et je ne me suis pas ennuyée une seconde ! Ce qui arrive à Sacha n’est pas commun et l’auteur ménage des moments de suspense assez intenses ! J’ai vraiment eu peur pour Sacha ainsi que pour son amie Destinée.

Enfin, c’est un livre qui se lit facilement et que je conseille vivement aux adolescents à partir de 12/13 ans.

–> Quelques extraits :

« Apprendre à vivre avec Asperger n’est pas le plus difficile. C’est avec les autres qu’il faut apprendre à vivre, et parfois les autres n’y tiennent pas vraiment. »

« Dès mon retour sous la tente, je me jette dans la Quechua que je referme derrière moi et je m’enfouis sous le duvet. Je reste là tant que je n’ai pas repris mon souffle, tant que l’orage dans ma tête ne s’est pas dissipé ».

–> En savoir plus sur l’auteure, Catherine Fradier :

 « Née en 1958 dans la Drôme, Catherine Fradier a été successivement réceptionniste, barmaid, fonctionnaire de police, agent de sécurité, commerciale, propriétaire d’un bar restaurant dans le Vercors, assistante administrative, surveillante de nuit, VRP dans l’édition pour la jeunesse.
Devenue complètement inadaptée au travail salarié, elle a décidé de ne se consacrer qu’à ce qu’elle aimait faire, à savoir l’écriture sous toutes ses formes :
– romans policiers et d’espionnage,
– scénarios de courts et de longs métrages,
– animation d’ateliers d’écriture dans les établissements scolaires et les bibliothèques… » (copyright Babelio).

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